UNE PETITE HISTOIRE

C’est un automatisme, c’est simple, tu l’avales c’est tout. Ils te font rêver en te la prescrivant, en te faisant miroiter qu’elle correspond parfaitement à ta situation. Assouvir tes désirs de jeune femme, enfin on y est. Tu es heureuse, tu vas prendre une taille de soutien-gorge. Dommage t’as pris du poids et au passage des vergetures craquelant sur ta belle jeune peau. Mais pour ça, ne t’inquiètes pas « ça s’estompera ». Voici le voile fin et transparent qui s’installe entre toi et toi :

« Bonjour, je suis ton amie pour des mois et des mois. Je te donnerai la liberté, celle d’être en exhalaison. Tu n’as rien à craindre car tu ne me sens pas. Tu n’as plus qu’à m’avaler, chaque jour. Tu verras, personne ne pourra nous séparer, ni ta famille, ni ton copain, ni ton médecin. Je te demanderai en échange de maîtriser discrètement tes humeurs, tes désirs, ta colère. Tu n’y vois pas d’inconvénient, pas vrai ? »

Au début la souffrance te marquera, mais ce n’est qu’une question de temps. Parole masculine. Ne m’oublie pas. Ne me quittes jamais. Et si, cette idée traversait ton esprit, qui t’encouragerai à me laisser tomber ? »

QUON NE TAS PAS RACONTÉ

Douleurs, saignements, vertiges, troubles de l’humeur…On te parle de prise de poids. Mais qui te parle de la dégringolade de tes désirs ? On te parle d’effets secondaires qui ne sont pas signalés sur la notice. On te dit que « ça ira mieux dans les prochains jours ». L’amour doit faire mal, c’est le prix à payer ma douce. Ne poses pas de question. Tu sais qu’il ne serait même pas envisageable de suggérer un contraceptif avec une baisse de libido pour un homme. Tout comme il est inenvisageable que tu tombes enceinte. N’apprends pas à libérer et comprendre ton corps. Contrôle-toi dès le départ. C’est lorsque tu auras terminé ta dernière plaquette, que tu le comprendras.

Voilà ce qu’ils ne te disent pas les médecins, les gynécologues. Que ce soit entre le manque de sensibilisation à leur contraception ou comme récemment nous avons pu vomir face à un documentaire portant sur la composition des serviettes et tampons hygiéniques, il y a Un ras le bol général de la part des femmes. Bien que la pilule ait de nombreux effets négatifs sur le corps de la femme, elle convient à beaucoup d’entre elles. La plupart du temps, c’est aussi le plus simple. Vous voulez une contraception, votre médecin vous prescrit une pilule contraceptive, sans parfois prendre la peine de vérifier votre état santé avec une prise de sang.

La pilule est légalisée en France en 1967 avec la loi Neuwirth. À leur époque, les femmes avaient déjà leurs moyens de contraceptions à elles. Mais ce fut tout de même, une révolution et une forme de libération pour la femme. Aujourd’hui, avec les nouvelles générations de pilules et la découverte des effets secondaires par expérience directe sur le tas, de plus en plus de femmes arrêtent de l’utiliser.

Elles étaient 45% à l’utiliser en 2010, six ans plus tard elles sont 36,6% indique cette étude, comparant ses résultats avec ceux des deux précédentes enquêtes « Fecond » réalisée par l’Inserm et l’Ined en 2010 et 2013. Environ 60% des 19-25 ans prennent la pilule parce qu’elles ont mal été informées, ou parce qu’on leur a mis entre les mains au plus jeune âge. Elles gardent ces habitudes, puis à 35 ans, pour la plupart, elles arrêtent. En effet, elles sont 35,4 % environ à utiliser ce contraceptif après 30 ans.

COMMENT EXPLIQUER CES EFFETS ? Souvent les femmes ne se rendent pas compte de tous les effets graves que la pilule peut engendrer sur leur corps et leur mental. Tout simplement parce que ces effets varient en fonction des femmes. Ça peut vous faire grossir, comme vous donner des migraines. Vous pouvez avoir des soucis de peau : des plaques, des tâches. La pilule joue énormément sur la libido et des femmes ressentent parfois une « flemme » de faire l’amour ou une « impression de se forcer ». Si vous ressentez ces effets-là peut-être que le souci vient de la pilule. La pilule vous maintient dans un état de « grossesse constante » avec les hormones injectées. De ce fait, votre organisme comprend que l’ovule est déjà fécondé, donc votre libido diminue. Mais bon une nana avec une libido et des désirs délirants on sait tous comment on la surnomme…

Illustration de @emma_irigaray

 

Si ont posé cette question : « Accepteriez-vous que ce cachet contrôle vos désirs, vos humeurs ? » plutôt que « Souhaiteriez-vous prendre la pilule pour être libérée ? » je vous jure vous vous y réfléchiriez à deux fois avant de dire « oui ».

 

 


L
ARRÊTER, EST-CE UNE VÉRITABLE LIBÉRATION ? 

Nous entendons des échos : « l’arrêt de la pilule est une libération », « une reconnexion profonde avec votre corps », « une redécouverte de sa sexualité », mais quand est-il vraiment ?

Pourquoi personne nous vous explique qu’après l’arrêt de la pilule votre corps risque de mal le supporter, comme l’arrêt d’une drogue ?

OK, MAIS JUTILISE QUOI COMME CONTRACEPTIF ?

Je sais qu’il est difficile d’arrêter de prendre la pilule car les autres moyens contraceptifs sont parfois plus difficiles d’accès ou reviennent chers à la longue. La plupart du temps on vous fait peur : « Le stérilet n’est que post-grossesses » ; « L’anneau vaginal, c’est embêtant » … Néanmoins, je vous dresse une petite liste d’autres méthodes alternatives avec le « moins d’effets négatifs possibles » et surtout sans hormones, pour que vous ayez les idées claires :

Contraceptif Efficacité (%) Renouvellement Commentaire
STERILET AU CUIVRE 99,2 une fois tous les 4/10 ans Pour les femmes n’ayant pas encore eu d’enfant la taille du stérilet est réduite
DIAPHRAGME 88 à chaque rapport Peut être utilisé jusqu’à 10 ans selon les modèles
PRESERVATIF MASCULIN 85 à chaque rapport Protège des maladies sexuellement transmissibles
CAPE CERVICALE 84 à chaque rapport Elle peut être laissée en place pendant 72h
PRESERVATIF FEMININ 79 à chaque rapport Adaptée aux personnes allergiques au latex
METHODE BILLINGS 78/90 observation quotidienne Par l’observation de la glaire cervicale, il est possible de déterminer
les périodes d’infertilité de la femme

Chiffres du ministère de la santé.

Finalement il faudrait que les femmes soient correctement informées par leur médecin dès leurs 14/15 ans et qu’elles puissent faire un choix réfléchi.

Parce qu’encore une fois, tout est une question choix personnel. Testez les différents contraceptifs, allez chercher des informations autour de vous et trouvez ce qui vous conviens le mieux.

Pour retrouver Emma, c’est par ici : f t

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