Bonjour à tous !

Vous m’excuserez pour mon absence, j’étais en vacances. Durant le mois août, j’ai eu un job d’été qui m’empruntait pas mal de temps et qui ne me permettait pas d’alimenter le blog de manière régulière. 
Il n’empêche que j’ai pu lire et ça, c’est une bonne nouvelle pour vous ! Aujourd’hui, je vous présente le livre L’élégance du hérisson de Muriel Barbary.

Voici la quatrième :

« Je m’appelle Renée, j’ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois.

Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j’ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l’image que l’on se fait des concierges qu’il ne viendrait à l’idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants. 

Je m’appelle Paloma, j’ai douze ans, j’habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches.

Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c’est le bocal à poissons, la vacuité et l’ineptie de l’existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C’est pour ça que j’ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai. »

Concernant l’écriture…

L’auteure m’était inconnue. Enfin, je ne savais pas à quoi m’attendre. Alors j’ai ouvert et je vous jure que dès les premières lignes, je me suis dit « oh mon dieu qu’est-ce que je viens de commencer là ? ». Le langage et l’écriture sont complexes. À chaque chapitre, j’étais obligée d’aller sur internet pour comprendre la définition d’un mot. Les phrases sont longues et méritent une forte concentration. Tout ce qu’on déteste en été !

Néanmoins, c’est clairement un hommage à la langue française. Je pense avoir appris des mots. Pouvoir enrichir son vocable est un vrai plaisir, mais cette fois-ci, j’ai vraiment eu du mal à saisir le sens de chaque détail.

Pour l’histoire…

La description de la situation initiale est interminable. Néanmoins, la psychologie des personnages semble maîtrisée par l’auteure au vu des pages écrites sur un rien. J’adore les livres qui parlent de rien (Ex: Patrick Modiano). Mais là, je trouve que ça manque de simplicité. Après, c’est le style de l’auteure.

Je remarque qu’on tombe dans un cliché terrible avec une fin facile… Grosse déception. En revanche, elle n’est pas attendue en terme de timing.

Finalement, j’ai ressenti beaucoup d’émotion à partir de la rencontre avec un des protagoniste M.Ozu, un Japonais. À ce moment précis, l’histoire prend une autre tournure et devient intéressante, sauf qu’ici, l’élément déclencheur est à la fin du livre. Pour qu’un livre puisse me plaire, je considère qu’il doit y avoir 25% d’introduction; 50% de péripéties et 25% pour le dénouement et la fin. Forcement la structure du récit ne m’a pas plu puisque c’était 25% de péripéties.

Les personnages : des clichés « anti-clichés ».

Nous avons grossièrement un parallèle entre deux personnages: une concierge cultivée, une adolescente tellement intelligente qu’elle en est malheureuse. Il semble que l’effet attendu par l’auteure soit « l’anti-cliché » des personnages. Au fur et à mesure de l’histoire, le lecteur plonge dans le cliché moderne de ces personnages qui sont dits « anti-clichés ». Quand je parle de personnages « anti-clichés » et qui deviennent clichés, je sous-entends par exemple un homme qui fait de la danse classique, une femme issue de milieu défavorisée qui réussit à se cultiver de manière spectaculaire. Autrement dis, ces thèmes « à la mode », qui semblent paradoxaux, mais qui en réalité, à force de les utiliser à outrance dans l’art, créent des clichés.

L’évolution des personnages est beaucoup trop rapide sur la dernière partie du livre, ça arrive un peu comme un cheveu sur la soupe. C’est vraiment dommage, je pense que l’auteure aurait dû se concentrer sur la rencontre avec M.Ozu, de façon à vraiment marquer l’évolution des personnages. Encore une fois, le parallèle entre Renée et Paloma n’est exploité qu’à la fin du récit.

De manière générale je n’ai pas apprécié lire L’élégance du hérisson. Toutefois, si vous souhaitez le lire, la saison de l’hiver semble être un choix judicieux pour ouvrir cet ouvrage. Honnêtement ça vous plombera davantage le moral. Pour moi, c’est un livre « intelligent » destiné à une catégorie sociale bien particulière de type bourgeoisie, bourgeois-bohème, mais plus bourgeois que bohème. Le livre m’a touché, j’ai appris le sens de certains mots, mais j’ai été royalement déçue. Les concepts de philosophies décrits par Paloma et Renée m’étaient à peine perceptibles. Pourtant, je vous jure, j’ai eu des bonnes notes en philosophie durant mon année de terminale. Au vu du descriptif, je m’attendais probablement à mieux, à plus original, vis-à-vis de l’histoire et des personnages.

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