Bonjour tout le monde !
  En ce début d’automne, je suis partie voir un film qui fait peu de bruit : « Les grands Esprits » réalisé par Olivier Ayache-Vidal. Après des années de recherches, dont deux passées en collèges et lycées en situations difficiles, le film est enfin en salle depuis le 13 septembre 2017. C’est son premier long-métrage. En tant que tel, je m’efforcerai de mesurer mes mots.

Bon alors le synopsis ?
C’est l’histoire d’un prof. Un jour qu’il pérore sur la nécessité d’envoyer dans les banlieues les meilleurs et les plus expérimentés des professeurs, François Foucault, lui-même enseignant au prestigieux lycée Henri IV, est pris au mot par une représentante du ministère de l’Éducation nationale. Il se retrouve muté pour un an dans un collège du 93 en l’occurrence Barbara à Saints, lequel est chargé de professeurs lassés de ne plus pouvoir exercer leur profession à cause d’adolescents turbulents, ces gens-là comme dirait Jacques Brel. Bref, un cadre bien différent de sa zone de confort à Paris

  Je dois avouer que pour un premier film, le thème est largement maîtrisé. C’est un sujet délicat qui aurait pu susciter de mauvaises interprétations. Or, nous sommes dans du réalisme et de la comédie très peu vulgarisée. À titre personnel, je n’ai pas tant ri que ça, j’ai aligné quelques sourires, rien de plus.

Concernant le scénario :
  Un prof de lycée prestigieux part enseigner dans le pire collège du 93. Bien évidement, il redoute de passer les portes de l’établissement. François Foucault va devoir s’adapter à un environnement dont il n’imaginait pas les différentes facettes. En somme, le scénario est simple et il fonctionne bien. Concrètement, tout le monde est content, du grand public quoi…
  L’idée était vraiment de sensibiliser sur l’éducation en ZEP (Zones d’Education Prioritaires) ou dans les zones sensibles que ce soit à Paris ou en France. Je pense que l’objectif est atteint. L’envers du décor est plutôt bien posé. L’ambiance est agréable.
Néanmoins, tout ça manquait d’émotion selon moi. Il y a des scènes qui auraient pu être très fortes, elles n’ont pas été exploitées et c’est vraiment dommage.

Pour la technique, vous vous en doutez bien, c’est une comédie française. Voilà, ça suffit, bon, suivant. Plus sérieusement, nous sommes sûr de la caméra épaule. J’ai parfois trouvé lourds les travellings à répétition. Je pense qu’ils ont essayé de faire du semi-reportage.

Le jeu dacteur et les personnages :
  Le jeu d’acteur est excellent. Denis Podalydès est très fort dans son interprétation de François Faucault. D’ailleurs, Olivier Ayache-Vidal a directement pensé à lui lorsqu’il a écrit son scénario. Podalydès a improvisé sur plusieurs scènes et ça a toujours réussi, comme par exemple sur la scène d’ouverture. C’est un passage intéressant et débordant de sens. La rigidité du personnage de François Foucault est grignotée petit à petit face aux enfants. C’est ça que j’ai trouvé fort, ces enfants ont beau être déterminés et soumis à leur habitus, ils vous font sourire, vous ne pouvez pas les comprendre, mais vous les trouvez sensibles. C’est face à tout cela que François se libère : les rires de ces enfants-là.

Léa Drucker, même chose : très belle prestation. Elle a fait vibrer l’image, c’est ce qu’il fallait. On retiendra aussi les élèves : Abdouley Diallo, une vraie perlePauline Huruguen (Chloé), Alexis Moncorgé (Gaspard), Emmanuel Barrouyer (le principal) ou encore Marie Rémond (Camille, la prof de musique). Tout un tas de nouveaux visages sur la scène française du cinéma qui font plaisir à voir.

Petites anecdotes : les recherches qui donnent du sens au projet !

Pour construire son intrigue, Olivier Ayache-Vidal a passé 2 ans dans un collège au cœur même de la cité du Clos Saint-Lazare où le nouveau principal Denis Ferault trouvait le projet du cinéaste très intéressant.
Le collège de Barbara est un dès collège ou le nombre de situations compliquées sont élevées, tout comme le nombre de CD (conseil de discipline). C’est dans ce collège que le casting s’est organisé. Olivier Ayache-Vidal y tenait particulièrement. Il explique qu’il a eu le coup de cœur pour Diallo dès le départ. Le film a été tourné en 2016 dans la ville de Saint avec les élèves qu’Olivier Ayache-Vidal avait suivi.

Finalement, ce qui m’a vraiment touché, c’est la réalité derrière le film. Ce sont également les recherches entreprises pour construire le film. J’attends avec impatience le Making-Off !
Pour conclure sur « Les Grands Esprits », je dirai qu’il est plaisant à voir. Néanmoins, nous ne sommes pas spécialement animés par un désir de voir la fin. J’aurai pu quitter la salle de cinéma au milieu de l’intrigue sans regret. Ce qui nous tient, c’est l’aspect réaliste du film. C’est très actuel, tout le monde a une idée vague des journées dans ces collèges. Ici, « Les Grands Esprits » vient appuyer un propos fort : les inégalités scolaires. Le ton est allégé avec un brin d’humour, car au bout du compte, ces enfants sont si joyeux que les règles ne semblent plus avoir d’importance.

Pour ceux qui lont vu, nhésitez pas à me faire part de votre avis ! Sinon bon visionnage ! Je vous embrasse bon week-end à tous !

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