« L’album s’appelle la fête est finie car ça parle un peu d’être alaise avec son            temps, savoir ou se situer, prendre des responsabilités, vieillir…  »
Orelsan. Le Quotiden

Vendredi 21 Octobre 2017, Orelsan a sorti officiellement (la majorité des titres ont fuité quelques jours avant) son tout dernier album intitulé La fête est finie. Après le carton de « Perdu d’avance » (2009) et « Le Chant des sirènes » sortie en 2011, Orelsan nous livre une plume sincère et touchante. Plus sombre mais plus vivante encore que dans ses derniers travaux. C’est un véritable carton, en même pas une semaine l’article est déjà disque de platine (comptabilisant 100.000 ventes).

DES COLLABORATIONS

Cet album comporte un bon nombre de collaborations. On découvre Maître Gims, Nekfeu, Dizzee Rascal et Stromae à notre grande surprise. Certains de ces feats sont moins appréciés que d’autres. Par exemple, celui avec Stromae est incompris. À l’inverse, celui avec Nekfeu et Dizzee Rasca était largement attendue par le publique. Pourtant, le titre en a déçu plus d’un. 
Qu’est-ce qui explique un tel succès et surtout si rapide ?

« La Fête est finie » détient une part de mélancolie profonde. Le sarcasme comme à chaque album est toujours aussi présent. L’album s’ouvre sur une fin de soirée. Puis laisse place à un réveil en douceur dans une réalité plus triste. Il aborde sa vie d’auteur, ses peurs, ses nouvelles envies. Tous les titres ont une âme et nous touchent. Mais certains sont plus forts que d’autres, je pense notamment à l’hommage magnifique donné à sa copine et à lui-même dans « Paradis » et « Note pour trop tard ».UNE POCHETTE MELANCOLIQUE

L’album s’accompagne d’une pochette qui en laisse deviner toute la mélancolie. Toute la série de photo qui suit vient d’une idée de Greg&Lio qui avait voulu faire un court-métrage avec un ninja triste en 2014. Orelsan déclare alors : « en réfléchissant à la pochette je me suis dit que ce serait mortel de reprendre leur idée ». Et ça fonctionne !

D’abord parce qu’elle colle en effet à l’univers de l’album et donc parce qu’elle s’inscrit dans la continuité du travail de l’artiste. On peut en effet y voir une reprise de son mythe du super-héros crée avec Le Chant des Sirène.

UNE CONTINUITé ASSURéE

Le clip du single Basique représente un travail original et titanesque. Des milliers de personnes ont été mobilisées pour construire un plan-séquence juste époustouflant.On pourra encore y voir une référence au passé de l’artiste et en l’occurence au clip d’ « Inachevé » réalisé pour les Casseurs Flowters. S’il reste simple dans son orchestration, il n’en est pas moins agréable et impressionnant à regarder.

Mais si cette critique « basique » de la société est assez proche de certains autres anciens morceaux (notamment Mauvaise idée), elle semble un peu sortie de nulle part au vu du reste de l’album.

ÊTRE UN ARTISTE

Si cela peut faire rêver, il ne faut pas oublier que le succès a une face cachée. Dans la plupart de ses titres (Zone, Quand est-ce que ça s’arrête), Orelsan aborde cette question. Il nous rappelle que les artistes ont aussi besoin de souffler, voire de s’effacer. Or la création, si c’est une question de volonté, c’est aussi une question de construction de soi et de compréhension de soi. Il faut le temps, il faut surtout le bon moment pour Orelsan.

LE PERE NOËL ET CHRISTOPHE MAE SONT DES ORDURES 

A l’approche de Noël, un titre coup de poing : « Défaite de famille ». Orelsan prend la parole à un repas de famille, et révèle enfin l’hypocrisie des fêtes de famille, en particulier celle de Noël. Orelsan y prend la parole à un repas de famille pour y révéler son hypocrisie et la lourdeur de ses invités. Une sorte Suicide Social partie 2, destinée à la famille

« Christophe ». Sur le coup, je crois qu’on s’est tous demandé ce que c’était. Orelsan nous parle, à notre grande surprise et pour notre plus grand plaisir, de ces artistes blancs qui se sont beaucoup trop approprié la culture afro. C’est un clash à mourir de rire dans lequel il parodie ces chanteurs. D’autre part, le feat avec Maître Gims est clairement bien maîtrisé.

QUELQUES COUPS DE COEUR

Vous vous en doutez, il y a une citation en particulier qui m’a touché. Elle est tirée du son : « Note pour trop tard » :

D’ailleurs, ce chef-d’œuvre a grandement touché la communauté du rappeur.
Il éclaire enfin ce « Moment de ta vie où tu peux devenir ce que tu veux, le même moment où c’est le plus dur de savoir ce que tu veux ». Ce titre est écrit pour lui-même, une note pour son adolescence qui est révolue. Une note pour trop tard. 

Dans un autre registre, Paradisle morceau dans lequel il déclare sa flamme à sa copine est aussi émouvant… C’est une lettre d’amour, très sensible écrite au passé, au présent et au futur. Encore une fois, le morceau reste centré sur la vie personnelle et familiale de l’artiste.

TOURNER LA PAGE, MAIS NE PAS TOURNER LE DOS, LA FETE SERA JUSTE DIFFERENTE 

La fête est finie, sonne comme coup de foudre. Les textes poignants ont de quoi en conquérir plus d’un. Tellement qu’ils ont de quoi faire oublier des instrumentales pas toujours exceptionnelles. Orelsan, 13 ans après la Fantasy Mixtape a grandi. « La fête est finie », puisqu’Orelsan quitte progressivement sa jeunesse et tourne une page dans sa vie. Malgré sa mélancolie, l’album reste très « optimiste » comme il le dit sur le Quotidien :

« La fête est finie, je le vois un peu comme une question, et peut-être que la réponse est que la fête sera  juste différente »

Il parcourt son petit bout de chemin et découvre une nouvelle facette de sa vie, un futur où il se sent plus confiant.

Bon s’en est fini pour cet article. J’espère qu’il vous aura plus. C’est la première fois que je m’initie à une critique de musique, j’attends vos avis !

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