C’est étrange tu connais tout de moi, bah moi parfois j’ai l’impression d’être face à un inconnu, que tu me caches des choses. »

Chloé, une jeune femme fragile, tombe amoureuse de son psychothérapeute. Paul. Quelques mois plus tard, ils s’installent ensemble, mais elle découvre la face cachée de son amant. Voici le synopsis du dernier film de François OZON.

A priori, le scénario semble sobre, mais le nouveau film de François OZON n’est pas facile à comprendre. Commençons par ce qui m’a le plus marqué : l’image. La mise en scène et la réalisation font preuve d’une performance remarquable. Visuellement, les plans sont innovants, bien construits et symétriques. On peut nettement dire que le contenu visuel est explosif.
L’ambiance est franchement bien posée, on se sent mal du début à la fin du film. Le jeu d’acteur quand à lui est formidable, autant pour Marine Vacth (Chloé) nous avions l’habitude de la voir jouer ainsi dans Jeune et jolie, autant pour Jérémie Renier c’est une prouesse…

Le spectateur se fascine pour la psychologie complexe du personnage de Chloé et sa quête vers la vérité. Chloé est une femme instable mais forte qui se lance tête baissée dans un labyrinthe de miroirs. C’est pourquoi François OZON conserve sa vision de la femme dans ce film. La vision d’une femme forte et complexe. En fin de compte OZON est un grand amoureux des femmes, c’est un romantique qui a un attrait pour les personnages mystérieux, des portraits que lui seul comprend. En somme l’auteur a une vision unique et sincère de la femme, ce qui rend son travail si beau mais si maladroit parfois.

Bien que la mise en scène soit spectaculaire, le film regorge de détails inexpliqués. La fin n’est pas à la hauteur de nos attentes voir même frustrante pour le spectateur. Certes, on ne s’ennuie pas, mais on n’est pas emballé non plus car l’histoire tourne en rond. D’ailleurs le symbole du cercle a toute son importance dans la narration. Chloé s’égare et tourne autour du pot. Le spectateur a déjà l’intuition d’un dénouement complexe. C’est surement voulu par le réalisateur.
Le symbole du chat apparaît trop souvent à mon goût. Bien que les passages des rapports sexuels soient importants dans la compréhension du concept freudien et de l’inconscient féminin, ils peuvent être parfois trop répétitifs. Je m’y suit perdue, ça devenait un peu pesant dans la résolution du problème. D’autre part il y a beaucoup de métaphores intéressantes. Cependant elles sont tantôt trop subtiles, tantôt trop réalistes.

Nous sommes plongés dans de la psychologie, du thriller, parfois même de l’horreur, bref le spectateur s’égare dans ce pot-pourri. Toute-fois cela donne beaucoup de forme et de dynamique à la composition.

Comme je le disais, tous ces détails suggèrent une fin flou. Néanmoins cela reste un très bon film car on garde la boule au ventre pendant toute la narration, il y a des séquences qui nous foutent les frissons. Le film par sa narration, son image, ses silences suscitent chez le spectateur une remise en question des thèmes « tabous ». Particulièrement la sexualité de la femme.
Si la société n’arrive pas à poser des mots sur la sexualité de la femme, ici, OZON, pose des images, des émotions, des psychoses. Ce qui est sans doute le plus important dans un film, c’est le message qu’il transmet. Celui qui a été donné par OZON m’a largement comblé. Les acteurs font preuve d’une performance honorable et il n’y a rien à redire là-dessus. OZON a su transformer une histoire banale en une histoire fascinante. C’est sans doute pour ces raisons que le film a obtenu son ticket d’entrée au Festival de Cannes 2017.

Remerciement

Je remercie Alexis pour son aide, sans quoi l’article n’aurait pas pu être aussi accompli. N’hésitez pas à me faire par de vos avis ! 

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