Bonjour à vous ! Je vous retrouve aujourd’hui, avec une série que j’ai mis plus d’un an à terminer : « ENDGAME » de James Frey.
Lance la quatrième !
Endgame est une réalité, Endgame a commencé. 12 jeunes élus, issus de grandes lignées anciennes. Elles ont été choisies il y a des milliers d’années pour enfanter notre monde. Ce sont les héritiers de la terre. Pour la sauver, ils devront résoudre la grande énigme imposée par des forces supérieures. Endgame commencera lorsque ces forces auront décidé que l’humanité ne méritera plus de vivre. L’un d’eux doit gagner Endgame, auxquels cas, nous serions tous perdus. Tous les moyens seront bons. Les règles seront bannies. Suivre son intuition sera la base du jeu. Un seul vainqueur il y aura. Une seule lignée épargnée sera.

Avant de vous en dire plus, faisons un point sur l’auteur.

Petit flash sur lauteur :
James Frey est un auteur originaire de Cleveland, aux Etats-Unis. Ses quatre romans Mille morceaux, Mon ami Leonard, L.A Story et Le dernier Testament de Ben Zion Avrohom sont des best-sellers internationaux. Il est également à l’origine de la série pour adolescent Numéro Quatre, parue sous le pseudonyme Pittacus Lore. Ses livres ont fait polémiques en France. Les Inrockuptibles consacrent un article entier, à la remise en question du succès de l’auteur parlant d’un « auteur arnaqueur de la littérature US » et déclarant « Son business consiste à produire en masse des livres prêts à filmer, de la littérature en kit pour studios hollywoodiens. »

Autant vous dire que la couleur est annoncée !

Les Tomes de la série ENDGAME :
1. L’APPEL
2. LA CLE DU CIEL
3. LES REGLES DU JEU

Maintenant que vos idées sont claires et que vous savez à quel genre de littérature nous avons affaire, je vous livre mon avis sur ce best-seller américain.

Concernant lhistoire :
Le roman jeunesse part d’une idée simple et clichée : le monde est au bord de l’extinction. 12 jeunes ont été choisis pour le sauver. Après la passion éprouvée pour Hunger Games de Suzanne Collin, ce résumé m’a conquise. À la différence d’Hunger Games où le jeu est délimité, ici il se déroule dans le monde entier. Les joueurs sont à la vue de tous. Chaque d’entre eux a une personnalité propre qui est attachante. D’autre part, les femmes comme les hommes font partis de ce jeu et sont tous redoutables, les uns autant que les autres.

L’histoire est truffée d’actions surprenantes, parfois totalement rocambolesques. Le récit prend forme dans un monde qu’est le nôtre, avec toutes les technologies actuelles que l’on connaît. Bref, le premier tome m’a hypnotisé.

Néanmoins, si le premier tome est entêtant, le second perd de sa nervosité et le troisième s’approche d’une platitude inavouable. Les joueurs tournent en rond de façon idiote. Comme si l’auteur avait « écrit pour écrire » et allonger le nombre de pages. En bref, c’est parti crescendo pour s’écraser violemment sur le parquet de l’indifférence. J’ai éprouvé une grande déception au point final de la série. C’est un début simple avec une fin simple qui ne fonctionne pas.

Quand on parle de « blockbuster papier », on comprend pourquoi. Certains passages manquent de fond, mais aussi de forme : faire de la grosse action pour faire une histoire OK. Mais pas tout le roman, par pitié, on s’en fiche de voir tel joueur effectuer tel figure dans un rayon de x mètre pour récupérer de manière spectaculaire la clef de tel temple.
Ça me fait penser à tous ces films américains qui tournent 90% de combats et de figures excentriques et 10% d’histoire.
D’autre part, il y a certaines incohérences qui m’ont expulsé de la lecture à mainte reprise. Concernant lécriture :
Bien que l’histoire au fil du temps ait perdu de son ardeur, l’écriture de James Frey m’a fascinée jusqu’à la fin. Chaque personnage est doté d’une personnalité singulière, comme je vous l’ai dit précédemment. Elles sont retranscrites par des procédés d’écriture spécifiques. L’auteur use de phrases courtes et simples qui nous permettent d’entrer totalement dans la psychologie du personnage en question. James Frey accélère la tension du lecteur en sautant des lignes très régulièrement.

Le personnage avec lequel James Frey exploite le plus ces procédés est un jeune garçon bourré de tic et de couac. Lorsque ces tics interviennent, ils sont apparents dans l’écriture et marque la folie du personnage. Je trouve ça exceptionnel.

Les personnages :
De la FOLIE. C’est un cocktail explosif d’euphorie, d’immoralité et de puissance. Amour, Amitié, Trahison, Alliance, Echec, Violence… Tout y est. Nous avons basiquement des chapitres qui sont réservés aux personnages en question. Ils détiennent chacun leur singularité, leur pars d’excentricité, de raison. On se lie au départ à des personnages qui semblent être les futurs vainqueurs. A chaque instant l’auteur nous induit en erreur. Il est très fort, car les retournements de situation nous surprennent. Pourtant, James Frey avait pris le soin de parsemer d’indice l’intrigue, pour nous laisser deviner la suite de l’histoire. Vous savez, c’est le moment où on se dit : « Mais oui, c’était sûre qu’il allait faire ça, pourquoi je n’y ai pas pensé ? ».

En somme, chaque joueur est indomptable. On ne peut les comprendre. Certains nous amènent vers des chemins sinueux et dénués de morale.

Ce que je reproche à James Frey, c’est la façon dont il « élimine » ses personnages du jeu. Certains d’entre eux disparaissent parfois sans raison ou de manière trop simple. Je pense à des joueurs les plus sanguinaire et fort qui si près du but se font exterminer débilement. Par exemple, un joueur va mourir écraser par un objet. Sérieusement, ils sont entraînés depuis leur tendre enfance pour détecter le moindre mouvement, pourquoi ce joueur (en particulier très furtif) ne voit pas un immeuble lui tomber sur la tête ?! De même certaines amitiés ne tiennent pas la route… Je pense à celle de Hilal et Stella…

Finalement, le livre soulève des sujets « philosophiquement parlant » toujours d’actualité : jusqu’où l’Homme par soif de vengeance, de victoire peut-il aller ? Quelle morale, quelle justice serait présente dans un monde menacé et paniqué ? Pouvons-nous tuer pour vivre ? Dans un monde actuel comme le nôtre, jusqu’où le sacrifice peut-il aller ?

Si les débuts d’Endgame ont suscité l’ecstasy, la chute du roman est attendue. La confusion domine à partir du 3ème Tome. C’est bien dommage, de voir une série qui semblait si prometteuse, finir dans le carton des livres clichés (que je ne relirai pas bien sûr). James Frey a sorti des annexes d’Endgame. Elles nous informent sur l’entraînement et la préparation des joueurs. Je ne les ai pas lus. Mais je pense que le complément peut-être intéressant sur certains personnages comme An Lui, Chiyoko Takeda, Alice Ulapala, Jago Tlaloc et j’en passe…

Endgame est réel :
Endgame est une histoire, mais c’est aussi une réalité. James Frey et son acolyte Nils Johnson-Shelton ont concocté pour les lecteurs et les fanas d’énigme, un Endgame dans notre monde. À la clef des lingots d’or. Il n’y aura qu’un seul gagnant. Celui, qui aura su déchiffrer les indices du tome trouvera le trésor. À chaque tome de publié, une chasse au trésor était lancée. Ou comment faire parler de son livre dans la presse.
Le livre sera probablement adapté au cinéma et j’ai de le découvrir.
En somme, Endgame ne m’a pas déplu, mais ne m’a pas plu non-plus. Les premiers tomes m’ont rendu accros, le dernier m’a déçu. Un conseil : arrêtez-vous au tome un et à la moitié du second.

Et vous ? Avez-vous lu Engame ? Vous a-t-il plu ? Avez-vous lu les annexes ?
Lâche un com’s, on est là pour partager !
Pleins de poutous,

Uneboob

Suis-moi sur les réseaux sociaux !
T F I P

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Uneboob
vel, adipiscing Phasellus Sed elit. Donec Praesent
Partagez4
Tweetez
Enregistrer
4 Partages