"Un soir d'hiver à l'Elgin Theatre de Toronto, le célèbre acteur Arthur Leander 
s'écroule sur scène, en pleine représentation du Roi Lear. Plus rien ne sera jamais 
comme avant."
Station Eleven

Station Eleven, une apocalypse poétique

Dans un monde où la civilisation s’est effondrée, une troupe itinérante d’acteurs et de musiciens parcourt la région du lac Michigan et tente de préserver l’espoir en jouant du Shakespeare et du Beethoven. Ceux qui ont connu l’ancien monde l’évoquent avec nostalgie, alors que la nouvelle génération peine à se le représenter. »

Voilà une quatrième de couverture qui a su m’envoûter. Tout comme l’annonçait la présentation de Station Eleven, un livre d’Emily St.John Mandel, j’ai été emportée dans un tourbillon romanesque et émotionnel.

Emily St. John Mandel – PHOTO LIBRE DE DROITS POUR LA PROMOTION DE L’OEUVRE DE L’AUTEUR EN PRESSE ECRITE ET NUMERIQUE – TERRITOIRE FRANCE – 3 ANS – DE 03/2016 A 03/2019

Alternant le passé et le présent, la lecture demande une attention particulière. Néanmoins, chaque situation est décrite avec finesse.  En effet, Emily St.John Mandel a une écriture très visuelle et poétique, ce qui est totalement enivrant. Tout au long de la narration, nous avons l’impression d’être plongés dans un nuage obscur percé par quelques rayons de lumière blanche.

Tout d’abord, l’histoire est purement et simplement wow. Accompagner cette troupe de théâtre itinérante dans un monde détruit, où règne la peur et le mensonge est entêtant. Et la Symphonie ose résister face à tous ces bouleversements, puisant sa force dans l’art. Il n’y a rien de plus beau à mon sens qu’un rassemblement d’êtres humains donnant corps et âme pour la culture, pour l’art. Mais quel art ? L’art du théâtre, de la musique, de la poésie, celui qui résistera toujours parce qu’il ne dépend pas de l’électrique, celui qui vaincra le deuil et la désolation.

Une mélancolie envoutante et rassurante

Ce livre est imbibé d’espoir. Il est truffé de références à Shakespeare et Beethoven pour notre plus grand plaisir. D’autre part, les nombreuses questions suscitées par Station Eleven sont parfois bouleversantes. De notre temps, il est inimaginable pour nous étudiants, de vivre sans voiture, sans téléphone, sans électronique. Cependant, par la beauté de son écriture, Emily St.John Mandel parvient à dédramatiser l’apocalypse et tisse son récit sur une mélancolie poignante.

À titre personnel, le passage qui m’a vraiment donné envie de boire les lignes de Station Eleven est le début de l’apocalypse. Vous le constaterez par vous-même, votre cœur s’emballera, vous serez dans l’incapacité de lâcher une ligne, un mot, une lettre.

Suivre les personnages, à différentes époques est une obsession. Ils sont fascinants, le lecteur est noyé dans les fins fonds de la beauté et de la bêtise humaine. Nous nous attachons à Kirsten, Arthur, Miranda, Sayid, Elizabeth et j’en passe…

Une mélancolie sombre règne dans cette histoire. D’ailleurs, lors d’une conférence elle expliquait qu’elle avait longtemps écouté du Leonard Cohen. Ce qui explique en partie cette musicalité de l’écriture mais aussi sa profondeur.

Vous l’aurez compris, j’ai adoré Station Eleven. L’auteure nous touche et surtout quand elle écrit :

« parce que survivre ne suffit pas »

Enfin, cette année, l’autrice était de passage au Salon du livre de poche à Gradignan. Ainsi, j’ai eu la chance de la rencontrer pour discuter un peu avec elle et lui faire dédicacer mon livre. Si ça vous intéresse je pourrai vous faire un petit compte rendu de cette conférence qu’elle a donnée !

Merci de m’avoir lu et à bientôt dans un prochain article !

Je tiens à préciser que toutes les photos de cet article sont libres de droits et proviennent du site Pixabay ou de mes clichés !

Dédicace

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